Et la difficulté ?

Hardcore ou Casual
La difficulté dans les jeux vidéo est un sujet qui opposera toujours les joueurs. D'un côté, les Hardcore qui ne jurent que par une difficulté exacerbée et de l'autre ceux qu'ils considèrent comme des Casual car appréciant la facilité.
Bien sûr, je prends ici les cas extrêmes. Finalement, je me trouve quelque part entre les deux :
- Hardcore à la vue du nombre d'année de jeu et du nombre tout court de jeux joués
- Casual car la difficulté est un défi qui ne m'intéresse pas

          

Plus c'est long plus c'est bon
La difficulté à d'abord été un élément contribuant à augmenter la durée de vie et à nous faire cracher nos Francs (ça ne me rajeunit pas). Les bornes d'arcade dans les salles dédiées ou dans les cafés devaient rapporter de l'argent : un jeu était donc difficile car l'achat de credits rapportait de l'argent.
Les bornes d'arcade sont finalement arrivées dans nos salons avec les premières consoles (ah la Videopac offerte à ma sœur qui ne lui a jamais servi...) et les jeux sont restés difficile car copiés de leur grande sœur, la borne. Ensuite, la difficulté permettra la création de certain jeu techniquement court mais avec une durée de vie correct (Attention, je n'ai pas dit TOUS les jeux).
J'ai peu de souvenir de cette époque comme joueur actif. J'étais plutôt spectateur : Je découvrais le jeu selon le skill du joueur dans les salles d'arcade ou je me faisais martyriser par mes potes sur les jeux multijoueur (sur le même canapé hein ! le jeu en réseau n'existait pas)

          


Fais moi mal Johnny !
Lorsque je peux enfin investir dans une console de jeu, j'étais déjà un jeune adulte et ce fut la Xbox première génération. Que de promesse pour cette console à la pointe de la technologie et que de frustration face à la difficulté des jeux.
Splinter Cell est un jeu que j'avais attendu longtemps et je fus très heureux que mes amis me l'offrent pour mon anniversaire (Spécial dédicace à Lolo et Shulen). Par contre, je me suis pris une claque devant la difficulté du jeu. De même, je doit être une des seule personne à ne pas avoir fini Halo Combat Evolve à sa sortie, resté bloqué au dernier niveau à cause de ce p*tain de Warthog.
Viendra ensuite la PS2 et ses jeux plus conviviaux à partager entre amis (toujours sur un canapé). Les jeux était sans doute plus facile sur la fin de vie de cette console. Heureusement, il existait les cheat codes pour permettre aux petit joueurs comme moi d'avancer, voir de finir les jeux.

          

Mais si tu ne perds pas la foi, la lumière tu trouveras.
A l'arrivée des consoles 7ième génération, la HD nous en mettait plein la vue et la difficulté était encore de mise (Gears of War et son boss de fin...) J'ai crisé de nombreuses fois devant ma Xbox360 toute neuve qui malgré ses beaux atours ne me laissait qu'entrevoir toutes ses possibilités.
Heureusement pour moi, la démocratisation du jeu vidéo a permis l'ajout d'un niveau facile (vraiment facile, pas équivalent à un niveau normal) et j'ai pu découvrir des jeux qui m'était jusque là interdit car trop élitiste.  J'ai enfin pu jouer et finir un Splinter Cell (Conviction, ne crier pas), j'ai enfin pu découvrir les Jeu de Rôles sans mourir tous les 50 mètres. Un nouvel horizon vidéo-ludique s'offrait en fin à moi.

          

Tu seras un homme, mon fils !
J'arrive à la fin de ce premier article et il est temps de conclure.
Donc oui, le niveau général des jeux vidéo a baissé au cours de la dernière génération (sauf exception), mais ceci a aidé à faire grandir ma passion. Je ne suis pas un joueur qui recherche le défi et qui a la satisfaction d'avoir réussi un truc impossible. Je suis juste un joueur qui cherche à s'amuser et à découvrir des histoires et des mondes qui font vibrer mon imagination. La difficulté était un frein à mon imaginaire et sans ce verrou, je peux satisfaire complètement ma passion.
Faire preuve élitisme sur la difficulté des jeux qui permet pourtant à de nouvelles personnes de découvrir notre passion, n'est-il pas contraire à l'esprit d'ouverture que demande ce divertissement ?